Les gestes et les postures professionnelles acquis au cours de l’année à travers une séance type

-Au regard des lectures que j’ai eu l’occasion de faire, des séances préparées et effectuées, des bilans de séance faits avec ma conseillère pédagogique, j’ai développé des gestes et une posture que je vous propose de présenter à travers une séance type.

Elle contient tous les gestes et attitudes récurrentes qui définissent ma posture lors d’une séance quelque soit le niveau ou le lieu.

-Préparation de la séance :

Préparation intellectuelle :

-Réalisation d’une fiche de conception de la séance :

Il est nécessaire de réaliser une fiche de conception de séance pédagogique afin d’assurer la cohérence et la cohésion de la séance à travers une série de tâches organisées entre elles de façon à aboutir à l’acquisition d’un savoir visé.(également pour s’assurer de la pertinence entre tâches d’apprentissage et connaissances visées)

Cet outil précise les objectifs, les buts d’apprentissages, les prérequis, les outils et surtout un tableau du déroulement précis de la séance précisant les buts d’apprentissage, les tâches d’apprentissage et les tâches de l’enseignant. Ce déroulement permet notamment d’organiser dans le temps la séance et de veiller à un enchaînement juste des taches d’apprentissage et des connaissances. Sur cette fiche se trouve également les définitions de l’enseignant et celles des élèves des notions et concepts abordés durant la séance. Ce travail est indispensable pour faciliter la conduite de la séance.

-Préparation de la fiche d’activité des élèves :

Chacune de mes séances réalisées cette année a fait l’objet d’une fiche d’activité pour les élèves. Elle est constitué de différentes taches d’apprentissage mais aussi un espace de formalisation des connaissances déclaratives et procédurales acquises au cours de la séance;

-Au cours de mes premiers mois dans l’établissement, j’ai également réalisé des « feuilles mémo » faisant figure de « pense-bête » concernant le début des séances.insérér de liens sur les traces

En effet, la plupart de mes séances commençant par une mobilisation d’idées et dans la mesure où j’appréhendais beaucoup d’oublier des éléments important pour les élèves et leur construction de connaissance, j’ai noté sur une feuille tous les questionnements, exemples et connaissances à expliciter au préalable de la mise en application par des taches individuelles. Cette fiche était utilisé avant les cours afin de ne pas oublier l’enchaînement des idées permettant la découverte d’une notion par les élèves. De plus, je notait également sur cette feuille les « rituels » de chaque début de séance.

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Préparation matérielle :

-Mise en route de pronote

-Installation des marqueurs au tableau

-Impression des fiches d’activité élève

-Préparation d’éventuels outils et matériels pédagogiques (livres documentaires ou de fiction etc…)

-Préparation de la disposition des tables éventuellement en fonction des modalités de travail

L’accueil des élèves :

-Après les avoir salué, je leur demande de se mettre en rang par deux ainsi que de se calmer.

-J’attends le calme et je leur demande de rentrer dans le silence et de s’installer à la place qu’ils occupaient à la séance précédente.

-Je les laisse rentrer et je reste à la porte afin qu’ils passent tous devant moi et je dis plusieurs fois bonjour.

-Une fois rentré, je les laisse s’installer. En revanche, je leur demande de se mettre en condition de travail en sortant leur cahier et leur trousse. Je fais l’appel puis je leur demande s’ils ont tous leurs affaires.

-A travers ce « rituel », il s’agit de créer une atmosphère de travail le plus rapidement possible mais également de les accueillir dans les meilleures conditions possibles.

Présentation de la séance et des objectifs :

-Afin de lancer ma séance, je fais un retour sur la séance précédente (s’il y a eu une séance précédente) en mobilisant leur connaissance. Je ne leur interdit pas d’utiliser leur cahier. Celui-ci constitue un outil facilitant leur immersion dans la discipline.

A partir de là je présente la séance et ses objectifs.

Au cour des taches d’apprentissages :

-Mobilisation d’idées :

-Chaque séance commence par une mobilisation d’idées autour du thème de la séance. Elle se fait en groupe et par une tache de questionnement. La mobilisation d’idées permet de rebondir sur l’expérience personnelle, sur les opinions et préjugés qui peuvent entraver l’appropriation de la nouveauté. Elle permet de favoriser l’implication personnelle de l’élève et permet de favoriser une appropriation critique des savoirs.

Durant cette phase, je m’attache a mettre en relation le dehors et le dedans de la classe. Il s’agit ainsi de prendre en compte leurs représentations et leurs connaissances afin de faciliter la construction du concept.

Au cours de cette tache, je veille à ce que les élèves intervenants lèvent la main avant de s’exprimer d’une part afin de faciliter la participation du plus grand nombre et afin que tous les élèves puissent entendre les propositions de chacun.

-Formalisation et mise en application des connaissances :

-Pour chaque mise en application de leurs connaissances, je fais lire la consigne des taches explicitée sur leurs fiches d’activités à un élève. La lecture des consignes par un élève joue sur l’atmosphère de la classe dans la mesure où il permet aux élèves de coagir avec l’enseignant dans le déroulement de la séance.

Attachant une grande importance à l’explicitation des consignes et à la compréhension par tous de celles-ci, je répète la consigne en l’étayant et je m’assure que tous les élèves l’ont compris. Lors de cette explicitation de cette consigne, je m’attache à faire le lien avec la tache précédente. Dominique Bucheton parle de tissage pour définir cette tache qui consiste à construire du sens pour les élèves et leur rappeler que l’ensemble des taches vise un objectif à atteindre.

-Durant les taches individuelles, je m’attache à aller de table en table. En effet, c’est une situation qui facilite les « scènes duales », pour reprendre les termes de Dominique Bucheton et Yves Soulé, entre le professeur et l’élève permettant ainsi de créer un contact direct notamment avec les élèves peu impliqués.

-La correction des exercices d’application se fait de façon collective. Elle permet de formaliser et d’expliciter les savoirs. C’est aussi un outil permettant d’évaluer si tous les élèves ont acquis les connaissances procédurales et déclaratives visées.

C’est également un moment permettant de valoriser les élèves.

Fin de la séance :

-A la fin de la plupart des séances, je demande aux élèves de ne pas ranger leur affaire. Je fais un point sur la séance et leur annonce le programme de la futur séance ainsi que la date de celle-ci. Je rappelle le plus souvent aux élèves l’importance de rapporter leur cahier ou classeur pour la prochaine séance.

Je leur dis qu’ils peuvent ranger leurs affaires et qu’ils veillent à ranger leur chaise.

Je leur souhaite une bonne journée.

Essayez de faire le lien avec les apports scientifiques au fil du texte, cela faciliterait la mise en évidence de l’articulation entre pratique professionnelle et réflexivité

Contexte professionnel

-Lors de ma première année de stage en M1 MEEF au lycée Victor Hugo à Caen, je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de concevoir/mettre en œuvre une séance pédagogique avec des élèves. Ainsi lors de mon arrivée en tant que contractuel admissible au collège Gustave Flaubert en septembre 2013, je n’avais aucune expérience pour gérer une classe lors d’une séance.

Ce manque a fait naître une certaine appréhension au début de l’année d’autant plus, que le public d’un collège est un public que je n’ai pas eu l’occasion de côtoyer lors de ma carrière professionnelle à la différence d’un public de lycée ou de lycée professionnel (voir CV).

L’étude de la gestion d’une classe et de la posture professionnelle tout au long d’une séance m’est donc apparue comme une nécessité afin de combler ce manque d’autant plus qu’en début d’année, ma conseillère pédagogique m’a confié une classe de 6e avec qui j’aurai des séances d’initiation à la recherche documentaire tout au long de l’année. A celles-ci se sont ajoutées des séances avec des 3e et des 4e.

Un cadre institutionnel, professionnel et scientifique

Une compétence implicite 

 

-Même si cette terminologie n’apparaît pas dans les textes institutionnels, la gestion de classe est fondamentale pour que l’enseignant-documentaliste soit un véritable « enseignant et maître d’œuvre de l’acquisition par tous les élèves d’une culture de l’information et des médias » (référentiel de compétences de juillet 2013 [réf biblio]).

-Elle participe donc indirectement à « la maîtrise par les élèves du socle commun de connaissances, de compétences et de culture ».

 

Des ressources professionnelles

 

-La faculté d’éducation de l’université de Montpellier et Canopé Editions ont mis à disposition des enseignants de tous les niveaux de nombreuses vidéos de séances en ligne. Cette Banque de Séquences didactiques (BSD) permet d’analyser des cas pratiques d’enseignement dans le primaire et le secondaire avec des support vidéos et l’intervention de spécialistes de la question. mais aussi des enseignants qui ont conçu et mis en œuvre ces séances.

Cette banque permet ainsi de se positionner en situation d’observateur au cour de séances et ainsi d’identifier les gestes, réactions et organisations qui permettent de conduire une séance au cours de laquelle les élèves auront mobilisé et acquis des connaissances et des compétences.

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Des recherches scientifiques

 

-Une des principales références scientifiques que j’ai utilisé pour cette question de la gestion de classe a été l’article de Dominique Bucheton et Yves Soulé publié dans Education et didactique en octobre 2009, et intitulé « Les gestes professionnels (l’action de l’enseignant ; l’actualisation de ses préoccupations) et le jeu des postures de l’enseignant dans la classe : un multi-agenda de préoccupations enchâssées »[1]. Précurseur dans l’étude des gestes professionnels de l’enseignant, Dominique Bucheton est professeur des universités à l’IUFM de Montpellier, et également directrice du laboratoire de recherche LIRDEF. Cet article a pour intérêt de proposer une synthèse des travaux de recherche du LIRDEF relatifs à l’agir enseignant dans la classe à travers un modèle multi-agenda. Celui-ci est composé de cinq préoccupations qui coagissent, rétroagissent les unes avec les autres à savoir le pilotage de la leçon, l’atmosphère, l’étayage, le tissage et les savoirs visés. L’analyse ces cinq préoccupations constituent un outil d’apprentissage et d’analyse des gestes et de la posture au cours d’une séance pédagogique.

-La grille d’analyse d’une séquence d’apprentissage proposée par Philippe Meirieu sur son site  donne également quelques clés dans la gestion de classe. La définition des objectifs de la séquence et la conception de l’organisation de la séquence constitue selon lui des éléments déterminants dans la réussite des séances. L’attention donnée aux conditions matériels de travail sont également des éléments déterminants et notamment la préparation du matériel et l’organisation de l’espace. A travers cette grille d’analyse, Philippe Meyrieu illustre le fait que c’est par l’organisation du travail que se crée la discipline : « les difficultés de gestion de la classe peuvent être partiellement résolues par « la délégation à l’objet » : c’est l’objet (le travail concret) qui dicte les règles et non la volonté du professeur ».

Anne Jorro, professeur en sciences de l’éducation à l’Université de Toulouse, dans son livre L’enseignant et l’évaluation. Des gestes évaluatifs en questions. définit quatre postures de l’enseignant. Tout enseignant utilise tour à tour les quatre postures durant une séance de cours : la posture d’évaluateur (transmettre le savoir de façon exposive ; donner des exercices) ; la posture d’entraîneur (établir des objectifs, la progression ; contrôler les pré-requis ; la posture de conseiller (s’intéresser aux démarches, valoriser et conseiller) ; la posture de consultant (s’intéresser au rapport au savoir de l’apprenant, être soucieux de rester en retrait dans l’émergence du sens).

 

 

 

La gestion de classe: un ensemble de compétences fondamentales pour un jeune enseignant-documentaliste

-La question de la gestion de la classe est une question centrale pour un enseignant au début de sa carrière. Elle fait l’objet d’une certaine appréhension notamment en raison de son expérience personnelle. En effet, la plupart des individus ont déjà eu au cours de leur scolarité un enseignant « débordé » par sa classe. La méconnaissance du statut d’enseignant de la part des élèves ainsi que le statut de jeune enseignant que l’on renvoi aux élèves compliquent encore cette tache.

-La gestion de classe est défini par Thérèse Nault comme « l’ensemble des actes réfléchis, séquentiels et simultanés qu’effectuent les enseignants pour établir et maintenir un bon climat de travail et un environnement favorables à l’apprentissage ». C’est « tout ce qui préside à la planification et à l’organisation des situations d’enseignement-apprentissage » (Thérèse Nault et Jacques Fijalkow, « La gestion de la classe : d’hier à demain »).

Le site de l’académie de Nancy précise que la gestion de classe concerne l’ensemble des pratiques exercées par l’enseignant pour favoriser, chez les élèves, les apprentissages scolaires et sociaux. Ces activités supposent la mobilisation de compétences professionnelles comme la pédagogie, la communication, l’encadrement, le développement d’attitudes.

-Lors de ma formation en master II j’ai eu l’occasion de m’interroger sur cette question de la gestion de classe et des différentes compétences à développer pour faciliter l’apprentissage des élèves au cours d’une séance. De plus, mon poste de contractuel admissible au cours de l’année scolaire 2013-2014 m’a permis de mettre en pratique tout au long de l’année cette question. A travers cet exéprience j’ai développé un certain nombre de compétences dans la conduite d’une séance avec des élèves.

-A travers la notion de gestion de classe, il s’agit notamment de prévenir les perturbations en créant et en maintenant dans la classe un climat propice aux apprentissages en établissant un climat de confiance et de coopération en construisant collectivement les règles de la classe ou encore en utilisant la sanction de manière éducative. Toutes ces activité renvoie à la notion d’autorité. Composante fondamentale de la gestion de classe l’autorité est un notion difficile à appréhender, sujette à de multiples facettes. Je me suis donc penché sur cette notion en prenant en compte mon expérience et mes lectures.

Le collège Gustave Flaubert de Pont-l’Evêque

-Au cours de mon master 2 MEEF documentation, à la suite de ma réussite à l’écrit du CAPES 2014 (session exceptionnel), j’ai été contractuel admissible dans cet établissement.

J’ai été présent tout au long de l’année dans l’établissement le jeudi et le vendredi à raison de 12 heures par semaine (soit un tiers-temps d’enseignant-documentaliste contractuel). J’ai également effectué un stage massé d’une semaine au cours de l’année 2012-2013.

Le collège Gustave Flaubert

-Le collège Gustave Flaubert est un collège de zone rurale situé dans le centre ville de Pont-l’Evêque à proximité des institutions culturelles de la ville.

-Le collège Gustave Flaubert accueille 430 élèves venus de Pont-l’Evêque et principalement des communes rurales avoisinantes. A la fin des années 1990, l‘établissement a été agrandit suite à la fermeture du collège privée de Pont-l’Evêque. Les nouveaux bâtiments accueillent des salles ce classe, le self ainsi que la vie scolaire tandis que l’on trouve dans l’ancien bâtiment l’administration, la salle des professeurs ainsi que d’autres classes.

 

Le CDI de l’établissement

 

-Le CDI se trouve dans l’ancien bâtiment de l’établissement. Il a été rénové et agrandit d’une pièce lors de l’agrandissement de l’établissement. Néanmoins, celui-ci se distingue par sa taille relativement petite dans la mesure où il fait environ 80m2 pour un établissement de 430 élèves.

Or, selon la formule proposait par Jean-Louis Durpaire, la taille du C.D.I. devrait être de 129m. Il est important également de signaler que le C.D.I. bénéficie d’une pièce attenante d’environ 30 m qui communique avec le C.D.I. par une double porte.

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Le C.D.I. est ouvert tous les jours de 8h30 à 17h00 excepté le mercredi, jour de fermeture, et le vendredi (fermeture à 14h). Il est fermé durant les récréations. Les élèves peuvent s’y rendre durant leurs heures de permanence ou lors de séances pédagogiques.

Les archives sont situées au sein du C.D.I., facile d’accès et à proximité immédiate de la banque de prêt. Elles contiennent un grand nombre d’ouvrages désherbés, et de périodiques. Le CDI dispose de sept postes informatiques pour les élèves et de 2 postes pour le ou les enseignants-documentalistes.

 

Mon parcours de formation et professionnel avant la documentation

    -J’ai suivi un cursus à l’université de Caen à l’UFR d’histoire. Ce cursus s’est achevé par un master II de recherche ainsi qu’un master II professionnel patrimoine « archives et images ».

 

    -Ce master professionnel était validé par un stage de 4 mois dans une structure patrimoniale. J’ai effectué ce stage au CréCET (Centre régional de Culture Ethnologique et Technique; mettre un lien hypertexte vers le site) au cours duquel j’ai travaillé sur l’inventaire et l’indexation des documents iconographiques conservés dans les musées de mines de fer et de charbon en Basse-Normandie. A cette mission s’est joint celle de mettre en place un scénario pour une exposition virtuelle sur le site du CréCET consacré aux mines de fer et de charbon en Basse-Normandie. Ce stage a fait l’objet d’un mémoire professionnel. Cette seconde mission a justifié un CDD de deux mois dans la même structure afin de finir ce projet.

 

     -J’ai ensuite travaillé pendant trois années dans le même structure mais en dehors du pôle Réseau des musées. En effet j’ai travaillé à raison d’un mi-temps pendant 7 mois par an en tant qu’assistant de programmation pour le festival documentaire la « Semaine du cinéma ethnographique ». Dans le cadre de cet emploi, j’étais chargé de recherche via des bases de données, des sites de producteur et de distributeur de films ainsi que des sites de festivals cinématographiques. Dans un second temps, je faisait partie de l’équipe de programmation et puis dans un dernier temps, j’étais à l’organisation du festival (accueil des invités etc…).

 

     -Cette formation et cette expérience m’ont permis d’acquérir certaines compétences dans le traitement de document. Je me suis initié à la création d’un thésaurus, à la mise en place d’un inventaire et d’une indexation de documents iconographiques, audiovisuels et sonores. J’ai également acquis une expérience en matière de recherche d’information.

 

Mon expérience dans l’éducation nationale:

 

     -A partir de septembre 2009 j’ai travaillé en tant qu’assistant d’éducation au lycée général, technique et professionnel d’Arcisse de Caumont à Bayeux. J’ai démissionné en novembre 2012 en raison de la reprise de mes études.

    -Durant cette période, j’ai développé une connaissance du milieu éducatif, des différentes intances composant un établissement du second degré, des dispositifs misent en place dans ce type d’établissement et une connaissance approfondie du fonctionnement d’une vie scolaire.

 

     -De plus, j’ai appris à connaitre le public adolescent et plus particulièrement à travers la surveillance de l’internat dans lequel la discussion est plus propice avec les élèves.